Les limites du tourisme médical

Les limites du tourisme medicalLe tourisme est un commerce très rentable pour tous les acteurs participant à ce marché. Le souci avec ce type d’intervention alliant à la fois tourisme et intervention chirurgicale est que le trafic d’organe qui a lieu dans certains pays met de l’ombre à ce commerce qui intéresse de nombreux patients internationaux, compagnies de transport, cliniques et hôpitaux du monde entier ainsi que les agences de tourisme médical. Lorsqu’on évoque la question sur la limite de cette pratique, le débat est assez contradictoire à ce point.

Trafic d’organe démantelé en Inde

Les dons d’organes prélevés sur des personnes vivantes sont des actes assez rares. Les listes d’attente des personnes qui ont besoin de se faire greffer un rein sont si longues qu’il est presque impossible de trouver un donneur n’appartenant pas de la même famille disposé à offrir un de ses reins de manière totalement désintéressés. C’est pour cette raison que des milliardaires sont disposés à payer une fortune à des chirurgiens pour obtenir coûte que coûte le précieux organe qui lui fait défaut. En Inde, dans une ville située près de Delhi, les autorités ont réussi à démanteler un important réseau de trafic d’organes. Le Docteur responsable de cette opération n’a pas pu être appréhendé.

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Pendant neuf ans, le docteur a réalisé impunément à plus de 500 transplantations. Les donneurs consentants sont recrutés chez des populations très pauvres qui recevaient 50 000 roupies soit l’équivalent de 910 € pour leur sacrifice. Une telle somme est une véritable aubaine pour ces habitants aux faibles revenus. Le docteur proposait ensuite pour 2 millions de roupies (36 000 €) un rein fraichement prélevé du donneur séquestré jusqu’au moment de la transplantation. 36 000 € est une modique somme compte tenu de la fortune de ses clients. Cette affaire est d’actualité et intéressante, car elle remet en cause la limite du tourisme médical.

Limite du tourisme hospitalier entaché par le scandale des transplantations d’organes

Le tourisme médical semble ne pas avoir de limite. De nombreux pauvres n’ont guère de choix que de vendre leurs organes saints comme l’un de leurs reins pour subvenir à leur besoin vital. Que penser de cette mère de 7 enfants habitant au Pakistan qui fut obligé de vendre son rein à une clinique pour 1 500 $ ? Pourtant au bout de quelques mois, sa situation financière ne s’est pas améliorée et qu’en plus sa santé s’est dégradée, faute de soins postopératoires. La clinique chargée de réaliser la transplantation traite des patients fortunés disposés à débourser plus de 40 000 € pour vivre à tout prix sans s’inquiéter de l’origine de l’organe. Les chiffres de 2006 sont alarmants, 12 400 Français ont besoin de greffe et 229 patients meurent à cause du manque d’organes disponible. Le tourisme de transplantation pourrait peut-être devenir l’ultime solution à condition que l’on gère de manière plus responsable les personnes prêtes à donner l’un de leurs organes en veillant au soin postopératoire et en les payant gracieusement. À mon avis, ce système plus sécurisé réduira considérablement la pénurie de greffons. Les clients, donneurs vivants non apparentés et en qualité trouveront leur compte. Pour un don de rein sans risque qui peut aider les pauvres à vraiment s’enrichir, je pense que c’est plutôt une bonne chose, non ?